Pour une action concrète multi-partenariale et nationale avec les EPN en matière de recherche d’emploi sur Internet et de créations d’activités économiques

By dennis, 2 janvier 2014

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« … Lors de la remise du prix E-Toile d’Or 2014, dans mes propos, j’ai souligné que je dois cette distinction d’abord, et que je la dédie, aux animateurs multimédia des 7000 EPN (espaces publics numériques) en France (et aussi aux EPN de Belgique que j’ai eu la chance de coordonner) qui oeuvrent souvent dans l’ombre et toujours sur le terrain pour l’apprentissage d’Internet avec une éthique forte, une volonté permanente d’innover (non les EPN ne sont pas ni has been ni morts!) au plus près des publics ; avec souvent des moyens technologiques limités et des salaires modestes (sans compter les bénévoles).

Pour une action concrète multi-partenariale et nationale avec les EPN en matière de recherche d’emploi sur Internet et de créations d’activités économiques

Devant plus de 250 représentants de l’Internet français présents, j’ai plaidé pour qu’une initiative multi-partenariale majeure et nationale soit prise afin que les EPN puissent s’investir davantage (avec des moyens circonstanciés) auprès des publics en difficulté pour que la recherche d’emploi sur Internet et la création d’activités économiques devienne une des activités prioritaires de ces lieux… Ce qui renforcerait leur maillage territorial et une utilité/expertise perçue comme concrète par les financeurs et décideurs, tout en rendant service à la collectivité.

Article dans son intégralité

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Autre article de Jean-Luc Raymond : Le devoir de présence devient une obsession communicationnelle… par Jean-Luc Raymond

Dans l’espace-temps contemporain, la vie se confond en la gestion de flux de différentes natures. Ces flux tendent à disputer la place au mode relationnel classique. Dans les univers technologiques, les flux s’adoptent, se maîtrisent, se corrèlent, se rapprochent et jouent de leur multi-diffusion, de la multiplicité de leur captation, d’un accaparement éphémère de la part de l’utilisateur qui a des difficultés à en épouser le sens. Les informations se fanent dans des annexes documentées ou non, archives classées souvent dans des modes empiriques.

Les « channels » comme signaux de monstration

Dans le corps de l’existence du flux, se retrouvent les « channels », ces canaux qui telle la Citizen Band dans les années 1970-1980 célèbrent le pseudonyme, la personnalité (plus que la personne), un avatar de soi plus ou moins disposé à interagir avec d’autres. Le flux oblige à la constance du média, à une stabilité de la présentation, à des habitudes qui s’appuient plus sur la monstration (paraître) que la démonstration (parcours réflexif).

Des individus renseignés

L’économie des flux prédomine aujourd’hui dans une effervescence dont les modèles économiques demeurent incertains car le flux connaît un coût récurrent de fonctionnament considérable (bande passante des vidéos chez YouTube et DailyMotion) bien que se substituant de plus en plus au téléchargement (cf. le succès de Deezer, service d’écoute de musique en ligne). L’économie du flux s’appuie sur une économie de l’attention en offrant une hyper-personnalisation des flux (sélection des sources, des thèmes, des variations musicales ou des vidéos). Cette nouvelle programmatique s’affiche abondamment dans les médias comme variable de remplacement des mass media traditionnels. La monétisation des flux est consubstantielle à la notion de profil et donc de qualification de l’individu, une représentation en ligne renseignée (avec précision) dans ses flux d’interactions avec d’autres flux. Facebook et surtout Twitter s’inscrivent dans ce cadre de flux d’interactions perturbés par le bruit de la massification de l’utilisation d’une plateforme à la recherche permanente de signifiances.

L’acte de présence

Dans ces agglomérats organisés en flux, chaque personnalité joue d’une stratégie habile, malhabile ou d’une naïveté (socio-cognitive) pour attraper ce temps si précieusement disponible. La présence vaut acte de constance, d’installation d’un pouvoir qui occupe le terrain des mots, des échanges dans les espaces médiatiques. L’absence est aussi pouvoir sur Internet ; on l’oublie trop souvent. Occuper le terrain de l’expressivité, c’est proposer du contenu de flux, du contenu redistribuable… Le devoir de présence devient une obsession communicationnelle de notre temps (« à la demande »), bien plus que la problématisation du contenu produit… Drôle d’invariance sublimée et évaporée, un oubli…

http://jeanlucraymond.fr

blog.jeanlucraymond.net

 

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