Contributions des Voeux de l’Internet 2015 à la Consultation Nationale du Numérique

By dennis, 2 février 2015

RESUMES CONCLUSIFS :

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Brigitte Trousse – Chercheur Inria et Présidente de France Living Labs –

– Reconnaitre que les citoyens sont experts de leur vie quotidienne;

– Ouvrir les espaces d’innovation aux citoyens et à la société civile pour une meilleure appropriation des produits et services de demain;

– Soutenir les living labs, dispositifs d’innovation plaçant les citoyens/usagers au centre de leur démarche depuis la génération d’idées;

– Soutenir les recherches et projets expérimentaux facilitant les changements de comportements des citoyens et usagers de la chaine de valeur;

– Former les enfants dès l’école primaire à l’informatique pour que les futures générations ne soient pas que des consommateurs/utilisateurs de logiciels;

– Augmenter la culture numérique des citoyens;

– Valoriser au niveau de leur carrière, les chercheurs qui mènent des recherches pluridisciplinaires voire transdisciplinaires et/ou qui s’impliquent dans des ecosystèmes d’innovation de type Public-Privé-People.

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Armel Le Coz – Co-fondateur du collectif Démocratie Ouverte –

Opérer une transition démocratique locale.

– Ouvrir la gouvernance d’un territoire en vue d’apporter des réponses à la crise de confiance que ressentent beaucoup de citoyens envers leurs représentants.

– Améliorer le service public en y impliquant d’avantage l’intelligence collective.

– Responsabiliser les acteurs du territoire pour une mise en capacité d’agir pour le bien commun et l’intérêt général,

– Améliorer l’efficacité de l’action publique.

– Faire que les élus et institutions deviennent des animateurs des dynamiques locales sur leur territoire plutôt que « prestataires de services publics »

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Xavier Bonnefont – Maire d’Angoulême –

– Mutualisation :… On ne peut être intelligent seul ! Et puis mutualiser pour faire ensemble des choses différentes à quoi ca sert ? Les intelligences séparées s’ajoutent à la confusion et la complexité pour en venir au « numérique bête ». Il faut donc converger vers des pratiques communes en mode réseau partagé….

– Open Data : un gisement colossal de données inutilisables car trop fragmentées et non agrégées et au bout de la non création de valeur.

– Applis de smartphone : chacun y va de son appli ! Sur 50 appli lesquelles sont utilisées au final avec des ergonomies disparates ? Chacun fait de son coté « en non intelligence collective » ! Les grandes villes « riches » comme Paris ou Barcelone ou autres métropôles travaillent en silo et seules de leurs cotés; le salut vient par le développent d’un appli pour smartphone pour tout et tous !! (en partant de ce qui existe après inventaire et sélection par une large consultation auprès de villes concernées par les enjeux).

Avec 4 mots cles : générique, libre et gratuite, modulaire, interopérable

– Ainsi les nouveaux territoires communs numériques ce sont les villes moyennes qui vont les créés intelligemment car ENSEMBLE.

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Michel Briand – Conseil National du Numérique –

– L’émergence rapide de nouveaux modèles économiques :

L’industrie musicale est ici un exemple éclairant d’une évolution à la fois rapide et massive bouleversée par l’arrivée de nouveaux entrants. Et demain pour l’école, la santé, le tourisme… ce déplacement de la valeur vers de nouvelles plateformes est déjà en émergence.

– Le consom’acteur :

Notre société fait l’apprentissage d’une intelligence collective où les apports de milliers de personnes sont plus efficients que l’organisation traditionnelle basée sur l’expertise individuelle et le salariat dans des organisations spécialisées. (des millions de personnes de passer progressivement du commentaire à l’écriture à travers les blogs, les sites contributifs, les wikis…)

– Le pair à pair :

La co-production par les pairs n’a que 10 à 20 ans et pourtant elle se développe aussi pour la production de manuels tel Sesamath, de la flore tel Tela botanica, l’encyclopédie Wikipédia. Notre société fait l’apprentissage d’une intelligence collective où les apports de milliers de personnes sont plus efficients que l’organisation traditionnelle basée sur l’expertise individuelle et le salariat dans des organisations spécialisées.

– Coopération et innovation ouverte :

Ces pratiques collaboratives concernent tous les secteurs d’activité et on en voit notamment la marque dans le développement récent de l’innovation ouverte (la cathédrale et le bazar; Imacoop ; Outils Réseaux; Jules Ferry 3.0; Bâtir une école créative et juste dans un monde numérique; Transformation numérique de l’économie française; Conseil National du Numérique…)

– Les communs : open data des collectivités, nous voici confronté à la gestion de l’abondance

Plutôt qu’une économie de la rente qui vend les données, le choix a été fait par un nombre croissant de collectivités et de services de l’état de mettre à disposition les données publiques (hors données nominatives) pour favoriser une économie de services et une transparence de l’action publique (ex : data.gouv.fr animée par la mission Etalab, voir aussi les MOOC)

– Pharmakon : un monde ouvert mais une surveillance généralisée avec ses progrès et …ses risques…

-> les data center et nos usages des appareils multimédia sont consommateurs d’énergie et de ressources rares.

-> la suppression de millions d’emplois peu remplacés.

-> un outil de la financiarisation de l’économie et son détachement de la rémunération du travail.

-> il est porteur (cf Snowden) d’une surveillance généralisée.

-> il est un capteur mercantile de nos données personnelles par des plateformes monopolistiques.

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Yann Vandenputte – Médiateur Numérique de l’Annexe, EPN Paris 12 ème

 » JE FAIS DONC DES VOEUX POUR CETTE CITE RADIEUSE 3.0

➔ Une ville intelligente ce serait une ville qui a le courage de ralentir pour considérer l’humain

dans la qualité de ses relations

➔ Une ville haptonomique = qui cultive l’attention, la présence à l’autre

➔ Une ville qui veille, qui prend soin, qui est à l’écoute (applis de vigilance ?)

➔ Une ville qui, en plus des high tech (hautes technologies) a le courage de mettre en place des

slow tech , associées, le plus possible aux low tech (basses technologies)

➔ Une ville où chacun peut donner de sa voix / Parole libre

Notre rôle À TOUS ici ce soir (en tant que médiateurs du numérique)

➔ c’est de mettre des garde-fous pour tendre vers une cité plus RADIEUSE (= + humaine)

pour ne pas verser dans une « Cité du FADA » (c’est comme ça que les Marseillais

nommaient la Cité Radieuse de Le Corbusier à l’époque du chantier…

➔ c’est de participer à la création d’outils qui permettent de ne laisser personne aux marges des villes intelligentes

➔ c’est de créer ou recréer des MEDIAS CHAUDS. Des espaces de paroles ou l’on pourrait intégrer les personnes les plus fragiles et les plus éloignées du numérique. « 

Serge Miranda

Serge Miranda


Pr Serge Miranda – Université de Nice

 » L homme est devenu un Homo. Mobiquitus avec son smartphone ds la main qui transforme son rapport à l espace temps

L Homo. Mobiquitus est devenu un « communacteur » contributeur, producteur data de contenu en mode bottom up ( wikipedia)

L école peut devenir cummunactrice pluridisciplinaire du territoire numerique cf le projet Jmagine sur le chemin invisible d Apollinaire ds le Vieux Nice avec Mbds + lycée et collège « 

Les Vœux de l’Internet, jeudi 22 janvier 2015, ANGOULÊME, NICE, PARIS

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